Sugar, Joëlle Fossier

Mise en scène : Frédérique LAZARINI

Georges Blanchet, notaire de son état, marié et père de famille, après avoir fui la vérité pendant des années, reconnaît enfin son homosexualité, en fait l’aveu et l’assume. Sa vie marque un tournant. Au-delà des processus législatifs, le nouveau couple qu’il construit avec son futur mari refonde sa relation au monde. C’est sans compter les forces contraires qui viennent remettre en question cette nouvelle façon d’appréhender l’existence.

À travers l’histoire de cet homme, nous entrons de plein pied dans une actualité brûlante : La famille,  celle ci entre dans une ère nouvelle. Une réalité historique inédite.

Un appartement vide comme un recommencement. Un homme, un homme comme tout le monde, dûment marié et père de famille, se retrouve à la case départ alors que tout a changé dans sa vie, y compris et surtout, le regard qu’il porte sur lui-même. De « coupable idéal » Georges Blanchet s’est mué en homme libre ! Au terme d’une alchimie intérieure complexe, il n’hésite pas à « scénariser » sa déclaration d’amour pour l’affirmer haut et fort : Désormais, il s’assume et le bonheur lui va bien ! Pris dans un halo de lumière, un baiser devient la preuve par l’image de cette nouvelle sincérité. Une émotion traverse deux êtres dans une étreinte encore « sensible » au qu’en dira t-on.

Qu'en dira t-on ? Tout est là.

Les personnages arpentent une autre rive. Une terre encore inconnue… La multiplicité des amours dont l’audace est la clef. Le spectateur a le privilège d’assister à cette heureuse métamorphose qui n’en soulève pas moins des questions essentielles sur les futures relations humaines. William affiche une maturité qui le prédispose à devenir père. L’autorité parentale, adoption incluse, acte de responsabilité de chacun. Au-delà d’un coming out salvateur, « Sugar, libre et gay » c’est l’histoire d’un collectif très soudé, amical, passionné, rétif à l’embrigadement mais constructif, marqueur de notre époque et qui interpelle sur la réalité d’un fonctionnement social vieillissant. Dans l’ordre de la surprise, un des protagonistes surpris lui-même relance l’idée que le péril n’est pas tari, que le danger guette. Epopée libératrice, la soirée que passent ensemble Georges, William, Adèle et Pierre a un caractère tout à fait exceptionnel. Coups d’éclats, coups de gueule, coups de sang, coups de chaud… Une profonde et réelle empathie lie les acteurs à leurs personnages et les personnages entre eux.

La diversité, la singularité, le droit à la différence, exigent une ouverture d’esprit totale dans un espace ouvert. Une manière d’être inhabituelle, hors code et hors cadre. Une énergie sans entraves, vibrante, simple, chaleureuse.

 

 
 
Collaborateur artistique : Stéphane Douret.
Distribution : Guillaume Bienvenu, Stéphane Douret, Denis Laustriat, Frédérique Lazarini.  
 
Lumières : François Cabanat.
Costumes : May Katrem. 
Scénographie : François Cabanat.
Durée du spectacle : 1 h 30.

La Presse en parle...

"...Frédérique Lazarini, la metteuse en scène, l'aborde avec beaucoup de tendresse[le texte], de tact et d'humour. Dès qu'elle entre en scène (elle joue la sœur), avec un ton pince-sans-rire légèrement distancié, elle impose sa présence forte. En jeune amant déprimé, avec un jeu subtil et sans aucun pathos, Guillaume Bienvenu est remarquable..." Sylviane BERNARD-GRESH

© Luis Fernandez et Alain Richard

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